Présentation
Autrefois, Barbizon était un vaste hameau de menuisiers. Mais avec l’arrivée de Corot, Rousseau, Millet et Diaz de la Pena, entre 1830 et 1870, le village devint le théâtre de la révolution de la peinture moderne. Surnommés les « coloristes » et les « paysagistes », ils venaient à pied de Chailly jusqu’à Barbizon, où le couple Ganne les accueillait dans son auberge, devenue le point de rencontre de tous les artistes. Les peintres aimaient tout du village : la lumière dans le sous-bois, les couleurs sombres des grands arbres, les nuages d’orage, les changements des saisons ou du jour. L’échelle sur le dos, ils quittaient leurs ateliers et gagnaient la plaine ou la forêt pour surprendre la nature « chez elle ». Aujourd’hui, Barbizon, tête de proue écologiste de son temps, a gardé son charme avec ses maisons de pierre couvertes de lierre et ses jardins pleins de roses, et reste le « village des peintres », de tous les temps.